
Cette patiente s’est présentée à la consultation avec des douleurs lancinantes dans la colonne dorsale. Elle se sentait ankylosée. Elle prenait des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) à haute dose depuis plusieurs semaines déjà, mais sans succès. À l’hôpital, elle a signalé aux médecins une parodontite avancée (inflammation bactérienne des tissus de soutien de la dent, le parodonte) malgré une hygiène buccale irréprochable. La présence de HLA-B27 positif avait déjà été révélée il y a plusieurs années. Sans compter qu’elle souffrait de manière récurrente de douleurs et gonflements des poignets.
Plusieurs symptômes de la spondylarthrite
Les résultats de l’examen ont révélé une flexion de la colonne dorsale un peu restreinte ainsi qu’une forte douleur due à la compression entre les facettes des corps vertébraux D3/4 et D5/6. La flexion des mains et des doigts était également douloureuse.
Le bilan sanguin n’a révélé aucune autre anomalie. La tomographie de la colonne dorsale douloureuse montrait une enthésite costo-vertébrale et une capsulite prononcées (douleur inflammatoire de l’articulation de l’épaule). La symphyse sacro-iliaque gauche présentait aussi des signes d’ankylose. C’est ainsi qu’on a enfin posé le diagnostic de SA axiale et périphérique avec évolution clinique dominante à enthésite. C’est ce qu’a résumé le Pr Peter Härle, médecin à la Clinique de rhumatologie et à la Clinique d’immunologie et de thérapie physique du katolische Klinikum de Mayence.
La SA fait partie de la famille des spondylarthropathies. L’inflammation se manifeste à la périphérie, sur l’axe et aussi de manière extra-articulaire, par exemple aux enthèses ou à l’œil. Depuis quelques années, la corrélation avec la parodontite a été constatée.
Source: Peter Härle. Ärzteblatt Rheinland-Pfalz 2013; 7: 26 © LÄK Rheinland-Pfalz. In «Medical Tribune».