Les habitants de la Suisse souffrent-ils de stress chronique? C’est l’impression qu’on a si on regarde autour de soi un lundi matin dans l’une des grandes gares suisses. Les thèmes du stress et du burnout sont ainsi régulièrement discutés dans les médias, surtout aussi en relation avec la situation sur le lieu de travail. La fondation Promotion Santé Suisse réalise depuis 2014 l’étude «Job Stress Index». Les résultats de l’enquête 2022 montrent que près de trois personnes salariées sur dix se sentent excessivement stressées sur leur lieu de travail. La légère amélioration par rapport à 2020 n’est pas significative, mais l’indice reste nettement moins favorable que lors des enquêtes précédentes de 2014 et 2016. La part des personnes salariées qui se sentent émotionnellement épuisés dépasse même pour la première fois les 30%. Les entreprises en Suisse chiffrent les dépenses annuelles dues au stress à environ 6,5 milliards de francs. Car des collaborateurs stressés sont moins productifs et manquent plus souvent. (Source: Promotion Santé Suisse) Dans le cas des personnes atteintes de spondylarthrite s’y ajoutent encore les troubles corporels, la raideur matinale et les douleurs qui vont même jusqu’à empêcher la personne d’entreprendre quelque activité que ce soit.
Pourtant, le stress est en principe quelque chose de naturel: il s’agit tout simplement d’une contrainte exercée sur l’organisme p. ex. par le bruit, certains phénomènes météorologiques ou aussi la pression de la performance. Et il est un instinct de survie très ancien. Il y a le «bon» et le «mauvais » stress, le stress dit eustress ou le disstress. L’eustress nous pousse vers des performances maximales tandis que le disstress peut vite mener à un état d’épuisement complet. On parle alors d’un burnout. Il existe de plus en plus de thérapeutes et même des cliniques entières qui se spécialisent sur cet état d’épuisement émotionnel complet. En janvier 2022, le nouveau catalogue de la Classification internationale des maladies de l’OMS est entré en vigueur. Le burn-out y a été reconnu comme une maladie et ajouté à la liste.