Sincèrement: que pensez-vous des vieux remèdes naturels qu’utilisaient déjà nos grands-parents et arrière-grands-parents pour traiter les blessures plus ou moins graves? Dans certains cas, ces vieux remèdes ont été complètement oubliés, entre autres aussi en raison du large éventail de médicaments produits chimiquement et biotechnologiquement disponible aujourd’hui. Néanmoins, de tels vieux remèdes sont de plus en plus populaires et font également l’objet d’une grande attention dans les médias. L’un de ces remèdes est le chanvre. Depuis des milliers d’années, il est utilisé de différentes façons dans différentes cultures. Ses fibres résistantes servaient à fabriquer des vêtements, de l’huile était produite à partir de ses graines et ses fleurs étaient séchées et utilisées comme stupéfiant. Fumer du cannabis est aujourd’hui vraisemblablement la façon de consommer du chanvre la plus répandue et en même temps la plus vivement discutée. Mais c’est aussi dans l’air du temps de remettre en question des choses existantes, comme une médecine conventionnelle qui fonctionne bien, et d’accorder de nouveau plus d’importance aux choses traditionnelles, comme aux plantes médicinales anciennes. Pour les personnes touchées par la spondylarthrite, le conflit entre la médecine conventionnelle et alternative joue un rôle secondaire. Pour elles, il s’agit uniquement de savoir si le chanvre, l’ancienne plante cultivée, peut leur apporter un petit soulagement dans la lutte quotidienne contre les douleurs. Et il n’est pas rare que ce soit une combinaison de différentes approches qui promette le plus grand succès.
Discussion importante
Du point de vue des personnes atteintes de spondylarthrite ankylosante, le fait que le cannabis suscite en tant que remède depuis quelques années de nouveau un grand intérêt auprès du public est d’un côté l’occasion de repenser davantage aux méthodes alternatives pour gérer la maladie. D’autre part, les personnes touchées par la spondylarthrite font certainement partie des groupes de patients dont l’intérêt aux utilisations possibles de médicaments à base de cannabis est particulièrement grand. Car leur souffrance causée par les douleurs et les restrictions de mouvement demeure grande et c’est précisément ici que l’usage du cannabis est très prometteur. Et la nouvelle s’est apparemment déjà répandue parmi les personnes concernées. Car dans une enquête en ligne réalisée par la SSSA à ce sujet, 52 % ont déclaré que bien qu’ils n’aient encore jamais utilisé de préparations à base de cannabis, ils étaient très intéressés à les essayer. Dans la dernière grande enquête des membres de la SSSA aussi, seulement 7 % ont répondu à la question de savoir si le cannabis les aide à faire face à la spondylarthrite. De ce nombre, cependant, près de 74 % ont déclaré que le cannabis leur apportait une amélioration forte ou certaine de leurs symptômes. Ces résultats montrent donc clairement ce que beaucoup soupçonnent déjà: seules peu de personnes utilisent jusqu’à présent des préparations contenant du THC pour gérer la spondylarthrite, mais celles qui le font connaissent des améliorations significatives. L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) souhaite maintenant également en savoir plus sur la consommation de préparations à base de cannabis par les patients souffrant de douleurs chroniques en Suisse et a donc commandé une étude sur les «raisons récréatives et/ou médicales de la consommation de cannabis» à l’Institut suisse de recherche sur les addictions et la santé (ISGF). L’objectif est de réduire les coûts du cannabis à usage médical et d’éliminer les obstacles administratifs.